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Kjell Eriksson
La terre peut bien se fissurer Gaïa polar, 2006 Par Anne-Marie Castelain
Uppsala, au nord ouest de Stockholm. Grisaille et froidure. La beauté de la Suède nous est révélée dans les forêts où Tore s’est réfugié,forêts si proches et si loin des villes par le mode de vie primitif des quelques habitants. Beauté des îles et presqu’îles où Ann Lindell, commissaire chargée de découvrir l’auteur des meurtres, va se réfugier auprès de son compagnon qui a choisi de vivre là, à l’écart. Un hymne à la nature, empreint de nostalgie, qui est aussi un témoignage sur un mode de vie rural et solidaire en train de disparaître.. Tore, est un ancien junkie. Il essaie de reprendre pied dans la vie après une galère d’errance et de drogues et il veut retrouver Eva, la mère de son fils. Échoué dans cette forêt, dans une cabane qu’il a aménagée pour son retour et celui de son fils, il rêve de former avec elle un couple « socialement intégré ». A Uppsala, un couple est sauvagement assassiné. Maison banale, couple banal, sans histoires. Quelque temps plus tard, une jeune infirmière est également assassinée, en plein centre ville. Le lien entre ces histoires : des lettres anonymes envoyées avant les meurtres. Ann Lindell en recevra une également. L’enquête est une confrontation entre deux regards : celui du tueur, dont on suit l’effondrement et celui de l’enquêtrice, elle-même confrontée à ses propres difficultés et à travers ce regard, se pose la question de la vraie victime.
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Pierre Charrel |
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