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CONTRE-ENQUÊTEUn film de Franck Mancuso
Synopsis « Malinowski, Capitaine à la Crim a l’habitude d’être confronté aux faits divers les plus durs. Mais lorsque sa propre fille est assassinée, tout bascule. Bouleversés par sa détresse, ses collègues mènent l’enquête au pas de charge et un suspect est bientôt arrêté, puis condamné. Du fond de sa cellule, celui que tout semble accuser clame son innocence et décide d’écrire à Malinowski. Et s’il était innocent ? Face à la douleur du père qui a obtenu justice, le doute du flic s’installe peu à peu. Pour Malinowski, une contre-enquête solitaire commence... » ( article de PIERRE CHARREL) Réalisme et noirceur… Si CONTRE-ENQUÊTE est le tout premier film réalisé par Franck Mancuso, ce dernier est pour autant loin d’être un débutant dans le domaine du film criminel. Le cinéaste s’y est d’abord illustré en tant que scénariste. Après avoir fait ses premières armes dans la fiction télévisuelle[1], Franck Mancuso a définitivement gagné ses galons de brillant spécialiste du genre en prenant part à l’écriture de 36 QUAI DES ORFÈVRES (2004), le polar-choc[2] d’Olivier Marchal dont le succès public et critique est à l’origine du retour en force actuel du film criminel français. Cette rencontre artistique entre Franck Mancuso et Olivier Marchal n’eut rien de fortuit puisque, ainsi que l’évoque le cinéaste dans le dossier de presse de CONTRE-ENQUÊTE, celui-ci entretient un point commun essentiel avec le metteur en scène de 36. Tous deux ont en effet été d’authentiques policiers avant d’entamer leur carrière cinématographique. Durant ses vingt années passées dans la brigade criminelle Franck Mancuso a ainsi appartenu à des services tels que la brigade des stupéfiants, la division nationale anti-terroriste ou bien encore l’office central de répression du banditisme. Cette expérience a d’abord été l’occasion pour Franck Mancuso de nourrir abondamment son univers de scénariste puisqu’il déclare non sans ironie avoir « quitté la police avec quelques histoires en magasin. ». Un univers qui plus est caractérisé par une forte dimension vériste que seul l’exercice du métier de flic permet de maîtriser. Et on ne doute donc pas que CONTRE-ENQUÊTE offrira de nouveau cette dimension réaliste caractéristique des précédents récits criminels de Franck Mancuso, La force des scénarii de l’auteur de CONTRE-ENQUÊTE ne tient cependant pas uniquement à cette sensation de plongée dans le réel policier qu’ils procurent au spectateur. Ces quelques vingt années dans les rangs de la police ont aussi amené Franck Mancuso à se confronter aux versants les plus sombres de la condition humaine. Une expérience que le metteur en scène résume lui-même en ces termes : « En tant que policier, vous êtes toujours confronté au pire, dans des proportions bien plus élevées que celles d’une vie normale. ». Pareille déclaration permet ainsi d’éclairer les origines de l’autre caractéristique majeure de l’univers de Franck Mancuso, à savoir son indéniable noirceur. Le scénario de CONTRE-ENQUÊTE s’annonce en effet comme particulièrement âpre. Un casting mûrement pensé Le choix des acteurs de CONTRE-ENQUÊTE peut pourtant apparaître comme en décalage avec l’univers de Franck Mancuso. Confier le rôle de Malinowski, un flic torturé par le désespoir et le doute, à un “poids-lourd” du cinéma comique tel que Jean Dujardin peut a priori surprendre. Mais Franck Mancuso, en amateur averti du cinéma criminel contemporain, a su se souvenir de la prestation du comédien dans LE CONVOYEUR (2004) de Nicolas Boukhrief. La participation de Jean Dujardin à l’un des polars français majeurs de ces dernières années prouvait déjà l’étendue de son registre et témoignait de sa capacité à faire siens les codes du genre. Et on imagine aisément que CONTRE-ENQUÊTE viendra confirmer les dons en la matière de Jean Dujardin. Confier le rôle d’Eckmann, l’homme condamné à la fois pour le viol et le meurtre de la fille de Malinowski, à Laurent Lucas peut lui aussi susciter une relative surprise. Les prestations du comédien dans des films tels que J’AI HORREUR DE L’AMOUR (1997), POLA X (1999) ou VIOLENCE DES ECHANGES EN MILIEU TEMPERE (2003) l’associent en général à un cinéma a priori éloigné de l’univers du film de genre. Mais là encore le cinéaste cinéphile qu’est visiblement Franck Mancuso s’est rappelé que Laurent Lucas a aussi fréquemment pratiqué le film criminel comme sous la direction de Dominik Moll dans HARRY, UN AMI QUI VOUS VEUT DU BIEN (1999) et dans LEMMING (2004), ou bien encore dans QUI A TUE BAMBI ? (2002) de Gilles Marchand. Le très éprouvant CALVAIRE (2004) de Fabrice du Welz a même démontré l’aisance avec laquelle le comédien évoluait dans le genre criminel sous sa forme la plus extrême. Il en va de même pour Aurélien Recoing, acteur lui aussi souvent estampillé “cinéma d’auteur”, mais qui est en fait un accoutumé du cinéma policier. Francis Girod a ainsi fait de nombreuses fois appel à lui comme dans PASSAGE A L’ACTE (1996) ou UN AMI PARFAIT (2005). Et le très singulier 13 TZAMETI (2005) de Géla Babluani, à l’instar de CALVAIRE pour Laurent Lucas, a été l’occasion pour Aurélien Recoing de faire preuve de ses talents dans un film de genre traité sur un mode radical… Cette rencontre entre l’univers sans concession de Franck Mancuso et une équipe d’acteurs rompue aux lois du genre place CONTRE-ENQUÊTE sous des auspices cinématographiques plus que prometteurs. Et il y a fort à parier que le premier film de Franck Mancuso constituera l’un des événements majeurs de l’année 2007 dans le paysage du polar français. [1] Franck Mancuso a ainsi écrit les scénarii de nombreux épisodes de la série COMMISSAIRE MOULIN ainsi qu’il le rappelle dans le dossier de presse de CONTRE-ENQUÊTE. [2] Un film que les amateurs des soirées cinéma organisées par Les Ancres Noires connaissent bien puisqu’il fut projeté à l’Eden lors de l’édition 2005 du Festival du Polar à la plage (http://www.lesancresnoires.com/QuaidesOrfevres.htm ). LISTE DES GAGNANTS DU CONCOURS Chaque gagnant a reçu une place de cinéma, un exemplaire du dossier de presse ainsi qu’une affichette.
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